Indemnité pour vol retardé ou annulé au Canada

Choisissez les deux aéroports, le retard à l’arrivée et le motif donné par la compagnie : le calculateur applique le Règlement sur la protection des passagers aériens.

Que s’est-il passé ?
Annulation, réacheminement, taille du transporteur : plus de détails
Vol de remplacement accepté ?
Taille du transporteur canadien (RPPA)

Votre indemnité · YYZ · Toronto → YVR · Vancouver

700 $

par passager, sans commission · due

  • RPPA (Canada)700 $ · due

    Gros transporteur, cause sous son contrôle.

Distance orthodromique
3 346 km
Tranche de distance
1 500 à 3 500 km
Demande à la compagnie (RPPA, un an)
22 octobre 2027

Comment c’est calculé

Rédiger la lettre de réclamation

Préparé par Radif Partners · Méthode · droit en vigueur au 22 octobre 2026 · 4 008 aéroports (OurAirports)

Le Règlement sur la protection des passagers aériens (DORS/2019-150) accorde une indemnité en argent quand un vol à destination, en provenance ou à l’intérieur du Canada arrive avec trois heures de retard ou plus, ou qu’il est annulé moins de 14 jours avant le départ, pour une raison qui relève du transporteur et qui n’est pas liée à la sécurité. Le montant ne dépend pas de la distance, mais de la taille du transporteur et du retard à la destination inscrite sur le billet. Un gros transporteur, soit une compagnie qui a transporté au moins deux millions de passagers dans le monde au cours de chacune des deux années civiles précédentes, doit 400 $ de trois à six heures de retard, 700 $ de six à neuf heures et 1 000 $ au-delà. Un petit transporteur doit 125 $, 250 $ et 500 $. Si vous choisissez le remboursement plutôt qu’un autre vol, le montant est de 400 $ ou de 125 $. La demande se fait par écrit avant le premier anniversaire du vol, et le transporteur a 30 jours pour payer ou expliquer son refus. La météo, le contrôle aérien, les menaces à la sûreté et les grèves, y compris celle de son propre personnel, sont hors de son contrôle : pas d’indemnité dans ces cas, mais un réacheminement reste dû.

Trois questions suffisent

Le régime canadien ne regarde pas la distance. Toronto–Vancouver, 3 346 km, et Montréal–Québec, 233 km, donnent le même montant pour le même retard. Ce qui compte : qui exploite le vol, à quelle heure vous arrivez à la destination de votre billet, et dans quelle catégorie la compagnie range la cause.

Indemnité minimale, article 19 du Règlement sur la protection des passagers aériens, cause sous le contrôle du transporteur
Retard à l’arrivéeGros transporteurPetit transporteur
3 h à moins de 6 h400 $125 $
6 h à moins de 9 h700 $250 $
9 h ou plus1 000 $500 $
Remboursement au lieu d’un autre vol400 $125 $

RPPA : indemnité selon le retard

Indemnité minimale

700 $

Billet remboursé à la place400 $
Refus d’embarquement, même retard1 800 $

Cause sous le contrôle du transporteur, non liée à la sécurité.

Sous son contrôle, sécurité, ou hors de son contrôle

Chaque perturbation entre dans l’une de trois catégories. Sous le contrôle du transporteur et sans lien avec la sécurité : manque d’équipage, surréservation, appareil arrivé en retard d’un vol précédent de la même compagnie. C’est la seule catégorie qui donne droit à l’argent. Sous son contrôle mais nécessaire par souci de sécurité : défaillance mécanique constatée hors entretien programmé, décision du pilote ou du système de gestion de la sécurité. Hors de son contrôle : conditions météorologiques qui rendent le vol dangereux, instructions du contrôle aérien, NOTAM, menace à la sûreté, urgence médicale, collision avec un animal, conflit de travail au sein du transporteur ou d’un fournisseur essentiel comme un aéroport.

Ce dernier point sépare nettement le Canada de l’Europe. Dans l’Union européenne, la Cour de justice juge qu’une grève du personnel de la compagnie ne l’exonère pas ; au Canada, l’alinéa 10(1)j) du Règlement la range expressément parmi les situations hors de son contrôle.

Réclamer : la marche à suivre

Écrivez au transporteur qui exploitait le vol, avant le premier anniversaire du vol, en indiquant votre code de réservation, le numéro de vol et l’heure réelle d’arrivée. Il a 30 jours pour payer ou expliquer pourquoi l’indemnité n’est pas due. Sans réponse, ou si le refus vous paraît mal fondé, vous pouvez porter plainte à l’Office des transports du Canada en joignant la preuve de votre demande écrite : voir la plainte à l’Office. Le calculateur prépare la lettre ; elle reste dans votre navigateur et nous n’en recevons rien.

Au départ de Montréal : montant selon la destination

RPPA

400 $

Distance507 km

Le refus d’embarquement : des montants plus élevés

Quand la compagnie vous refuse l’embarquement parce que l’avion est complet, pour une raison qui relève d’elle, l’indemnité est bien plus forte et ne dépend pas de la taille du transporteur : 900 $ si vous arrivez avec moins de six heures de retard, 1 800 $ de six à neuf heures, 2 400 $ au-delà. Elle doit être versée dès que possible, et au plus tard 48 heures après le refus. Avant de refuser qui que ce soit, la compagnie doit d’abord chercher des volontaires et leur proposer une contrepartie. Les détails sont sur la page annulation et refus d’embarquement.

Ce que la compagnie doit faire pendant l’attente

L’indemnité n’est qu’une partie des obligations. Après deux heures d’attente au-delà de l’heure de départ, pour un retard sous son contrôle, le transporteur doit offrir de la nourriture et des boissons en quantité raisonnable et un moyen de communication. Si l’attente dure toute la nuit, il doit offrir l’hôtel et le transport aller-retour. Il doit aussi vous informer de la cause, de l’indemnité possible et de vos recours, et mettre l’information à jour toutes les 30 minutes tant qu’une nouvelle heure de départ n’est pas fixée.

Sur le tarmac, au Canada, l’appareil doit offrir aux passagers la possibilité de débarquer trois heures après la fermeture des portes ou après l’atterrissage, sauf si le décollage est probable dans les trois heures et 45 minutes et que le transporteur continue d’assurer toilettes, ventilation, nourriture et boissons.

Le réacheminement, même quand rien n’est dû

Dans les trois catégories, le transporteur doit vous amener à destination. Pour un retard de trois heures ou plus ou une annulation sous son contrôle, un gros transporteur doit vous réserver le prochain vol disponible exploité par lui ou une compagnie partenaire, sur un itinéraire raisonnable, partant dans les neuf heures suivant l’heure prévue ; à défaut, un vol de toute autre compagnie, y compris au départ d’un aéroport voisin. Si aucune de ces options ne vous convient et que le voyage n’a plus de raison d’être, il doit rembourser le billet et, si vous avez déjà commencé le trajet, vous ramener à votre point de départ.

Pour une perturbation hors de son contrôle, le délai de réacheminement est plus long : le prochain vol disponible partant dans les 48 heures, puis tout autre transporteur au besoin, ou le remboursement de la partie non utilisée du billet.

Bagages perdus, retardés ou endommagés

Pour les bagages, le Règlement renvoie à la Convention de Montréal : la limite est de 1 519 droits de tirage spéciaux, soit environ 2 892 $ au cours du FMI du 20 octobre 2026, en plus du remboursement des frais de bagages payés. Un bagage est réputé perdu après 21 jours. Le calculateur dédié et les délais sont sur la page bagages retardés ou perdus.

Un règlement en cours de révision

Le gouvernement fédéral a publié en projet, dans la Partie I de la Gazette du Canada en décembre 2025, des modifications au Règlement, et le projet de loi C-31 a été déposé le 2 mai 2026. Tant que ces changements ne sont pas en vigueur, ce sont les montants et les règles ci-dessus qui s’appliquent : le texte consolidé publié par Justice Canada est à jour au 30 septembre 2026 et sa dernière modification remonte au 8 septembre 2022. Le site sera mis à jour le jour de l’entrée en vigueur, avec la date d’application.

Pourquoi ce calculateur plutôt qu’un autre

La page officielle du gouvernement sur les droits des passagers explique les règles, mais ne calcule pas votre montant. Les calculateurs des sociétés de réclamation demandent votre code de réservation et votre courriel avant d’afficher un résultat, puis prélèvent une part de l’indemnité, souvent le quart ou le tiers une fois les taxes ajoutées. Ici, le montant, le délai et la lettre s’affichent tout de suite, pour les 4 008 aéroports à vols réguliers de la base publique OurAirports, et l’indemnité reste entièrement à vous. Le calculateur couvre aussi le règlement européen et le droit britannique pour vos vols au départ de l’Europe.

Correspondances et billets à plusieurs vols

Le retard se mesure à la destination inscrite sur le billet, pas à l’escale. Si vous partez de Québec pour Vancouver avec une correspondance à Montréal et que le premier vol, en retard, vous fait manquer le second, c’est votre heure d’arrivée à Vancouver qui compte. Un retard de 40 minutes au départ peut ainsi devenir sept heures à l’arrivée et donner droit au deuxième palier. La règle suppose un seul billet : deux réservations séparées, achetées chacune de son côté, sont deux trajets distincts, et la compagnie du second vol ne répond pas du retard du premier.

Quand plusieurs compagnies se partagent un billet, c’est celle qui exploite le vol perturbé qui doit l’indemnité, mais la compagnie qui a émis le billet reste tenue de vous informer. Notez le nom de la compagnie qui exploitait réellement chaque vol : il figure sur la carte d’embarquement, souvent sous la mention « exploité par », et c’est à elle que la lettre doit être adressée.

Les preuves à garder

Gardez la confirmation de réservation, les cartes d’embarquement, une photo de l’écran des arrivées ou l’heure notée à l’ouverture des portes, et toute communication de la compagnie sur la cause : courriel, texto, message dans l’application. Le Règlement définit l’arrivée comme le moment où une porte de l’appareil s’ouvre pour laisser sortir les passagers ; quelques minutes peuvent décider du palier de 3, 6 ou 9 heures. Conservez aussi les reçus de repas ou d’hôtel si la compagnie ne vous a rien offert : ces frais se réclament à part de l’indemnité.

Exemples chiffrés

Montants minimaux du Règlement ; une politique tarifaire plus généreuse du transporteur l’emporte.
SituationIndemnité
Montréal–Vancouver, gros transporteur, équipage manquant, 4 h de retard400 $
Toronto–Halifax, petit transporteur, surréservation, 7 h de retard250 $
Calgary–Toronto, tempête de neige, 10 h de retardrien (hors contrôle)
Vancouver–Montréal annulé 3 jours avant, remboursement choisi400 $
Refus d’embarquement, arrivée 6 h 30 plus tard1 800 $

Canada

Questions fréquentes

Le RPPA s’applique-t-il à une compagnie étrangère ?

Oui. Le Règlement vise tous les vols à destination, en provenance ou à l’intérieur du Canada, y compris les vols de correspondance, quelle que soit la nationalité de la compagnie qui exploite le vol. Un vol Air France Paris–Montréal est couvert, tout comme le retour avec Air Canada. La taille se mesure au nombre mondial de passagers : la plupart des grandes compagnies étrangères sont de gros transporteurs.

Le transporteur peut-il payer en bons de voyage ?

Seulement si vous l’acceptez par écrit. L’article 21 exige que l’autre forme d’indemnité vaille plus que le montant en argent, que sa valeur vous soit indiquée par écrit, qu’elle n’expire jamais et que vous confirmiez par écrit avoir été informé de votre droit à l’argent. Sans cette confirmation, vous pouvez exiger un versement en argent.

Peut-on cumuler le RPPA et le règlement européen ?

Un même vol peut relever des deux, par exemple un vol Paris–Montréal, mais on ne peut pas être indemnisé deux fois pour le même événement. Le paragraphe 86,11(3) de la Loi sur les transports au Canada l’interdit dès qu’une indemnité a déjà été reçue sous un autre régime. Réclamez d’abord le montant le plus élevé ; le calculateur affiche les deux.

Que faire si la compagnie invoque la sécurité ?

Un retard nécessaire par souci de sécurité, comme une défaillance mécanique constatée avant le départ, ne donne pas d’indemnité, mais le transporteur doit vous réacheminer et vous prendre en charge. Un problème décelé lors d’un entretien programmé ne compte pas comme motif de sécurité. Demandez la cause exacte par écrit : l’article 13 oblige le transporteur à la donner.

Combien de temps ai-je pour réclamer ?

La demande d’indemnité pour un retard ou une annulation doit parvenir au transporteur avant le premier anniversaire du vol. Pour les bagages, les délais sont plus courts : sept jours pour un bagage endommagé, 21 jours après la remise pour un bagage retardé. Gardez une copie datée de chaque envoi, elle servira si vous saisissez l’Office.

Faut-il passer par une entreprise de réclamation ?

Non. Vous pouvez écrire vous-même au transporteur, avec le numéro de vol, la date, la cause annoncée et le montant demandé ; la lettre produite par le calculateur contient ces éléments. Si le transporteur refuse ou ne répond pas dans les 30 jours, la plainte à l’Office des transports du Canada est gratuite. Une entreprise de réclamation conserve une part de l’indemnité.

Pour aller plus loin

Sources officielles de cette page

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Éditeur indépendant de calculateurs sur les droits des passagers aériens au Canada (Règlement sur la protection des passagers aériens)

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